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Clé OEM, retail ou volume : quelles différences

Trois mots qui reviennent dans toutes les offres et que presque personne n'explique. La différence est réelle, et elle décide de ce que vous pourrez faire de votre licence.

L'équipe InstantSoft
14 août 2026

En comparant des offres de licences Microsoft, vous croiserez trois mots : OEM, retail, volume. Ce ne sont pas des qualités de produit — le logiciel est identique — mais des types de contrat, et ils décident de ce que vous aurez le droit de faire.

La licence OEM

OEM signifie « fabricant d'équipement d'origine ». C'est la licence que Microsoft vend aux constructeurs, préinstallée sur les ordinateurs neufs.

Sa caractéristique : elle est liée à la machine sur laquelle elle est activée pour la première fois. Elle y reste définitivement et ne se transfère pas sur un autre ordinateur.

Ce que ça change pour vous : si vous gardez la machine jusqu'à sa fin de vie, rien. Si vous changez d'ordinateur dans deux ans et espérez récupérer la licence, tout — elle ne suivra pas.

Le remplacement de la carte mère est le cas limite : Microsoft considère généralement qu'il s'agit d'un nouvel ordinateur, et l'activation peut échouer. Un changement de disque ou l'ajout de mémoire ne pose en revanche aucun problème.

La licence retail

C'est la licence « boîte », celle qu'on achetait en magasin.

Sa caractéristique : elle appartient à la personne, pas à la machine. Elle se transfère d'un ordinateur à un autre, à condition de la désactiver sur le premier avant de l'activer sur le second.

Ce que ça change : vous gardez votre licence en changeant de machine. C'est le type le plus souple, et généralement le plus cher pour cette raison.

La licence en volume

C'est le contrat que Microsoft signe avec les entreprises pour équiper un parc. Une même clé sert à activer un nombre défini de postes, avec des outils de déploiement adaptés.

Sa caractéristique : elle est prévue pour un usage professionnel encadré par un contrat, souvent assorti de conditions sur la revente et la cession.

Ce que ça change : une licence en volume revendue à un particulier sort du cadre pour lequel elle a été émise. C'est le point le plus disputé du marché. Les conditions varient selon les contrats d'origine, et un vendeur sérieux sait vous dire ce qu'il vend.

Comment savoir ce qu'on vous vend

La règle est simple : ce doit être écrit sur la fiche produit. Un vendeur qui ne précise pas le type de licence vous laisse découvrir la contrainte le jour où elle vous gêne.

Si l'information n'y est pas, demandez-la avant d'acheter. Une réponse évasive est une réponse.

Après l'achat, sur Windows, la commande slmgr /dli exécutée dans une invite de commande affiche le canal de la licence installée. C'est une vérification que n'importe qui peut faire.

Laquelle choisir, concrètement

Vous équipez un ordinateur que vous garderez plusieurs années — l'OEM est le meilleur rapport qualité-prix, et sa limite ne vous concernera jamais.

Vous changez souvent de machine, ou vous montez vos configurations — la retail vaut son surcoût, parce qu'elle vous suit.

Vous équipez une entreprise de plusieurs postes — le volume est fait pour ça, mais il s'achète auprès d'un partenaire Microsoft dans le cadre d'un contrat, pas à l'unité.

Le cas d'Office

La même typologie s'applique, avec une nuance : les éditions grand public d'Office — Famille & Étudiant, Famille & Petite Entreprise — sont perpétuelles et couvrent un poste, quel que soit le canal. Le transfert vers une nouvelle machine y est généralement possible après désactivation de l'ancienne installation.

Nos fiches précisent la plateforme et le nombre de postes couverts. Nos licences Office et nos licences Windows mentionnent ce qu'elles permettent, et notre assistance répond avant l'achat si un point reste flou.

Ce qui ne change pas d'un canal à l'autre

Une précision qui rassure souvent : le logiciel est strictement le même. Une licence OEM ne donne pas un Windows bridé, ni une retail un Windows amélioré. Les fonctions, les mises à jour de sécurité, la durée de support sont identiques. Seuls les droits d'usage diffèrent.

De même, l'activation se fait dans les trois cas auprès des serveurs de Microsoft. Une licence qui s'active est une licence reconnue par Microsoft.

Les erreurs les plus coûteuses

Acheter une OEM en pensant la transférer. C'est l'erreur la plus fréquente, et elle ne se découvre qu'au moment du changement de machine — trop tard pour se retourner.

Payer le prix d'une retail sans en avoir besoin. Sur un ordinateur familial qui restera en place, la souplesse de la retail ne servira jamais.

Acheter sans facture. Quel que soit le canal, l'absence de facture vous prive de tout recours et, pour une entreprise, de toute déduction.

En résumé

  • OEM : liée à la machine, ne se transfère pas, la moins chère.
  • Retail : liée à vous, se transfère, plus chère.
  • Volume : prévue pour un parc d'entreprise sous contrat.
  • Le logiciel est identique dans les trois cas ; seuls les droits changent.
  • Le type doit être écrit sur la fiche produit. S'il ne l'est pas, demandez.

Voir aussi notre article sur l'authenticité des licences à bas prix, qui explique pourquoi les prix varient autant d'un vendeur à l'autre.

Quel que soit le type de licence, le programme d'installation reste celui de Microsoft, gratuit et identique pour tous.

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