Audit Microsoft : ce qui est vérifié et comment s'y préparer
Un audit de licences n'arrive pas au hasard. Voici ce qui le déclenche, ce qui est vérifié, et les quatre écarts qui reviennent dans presque tous les dossiers.
Recevoir un courrier annonçant une vérification de conformité Microsoft n'a rien d'exceptionnel, et ce n'est pas une accusation. C'est une procédure contractuelle prévue dans les conditions de licence, et elle se prépare.
Voici ce qui la déclenche, ce qui est réellement examiné, et les écarts qu'on retrouve dans presque tous les dossiers.
Ce qui déclenche un contrôle
Rarement le hasard. Quatre situations reviennent.
Un changement d'échelle. Une croissance rapide, une fusion, un rachat. Le nombre de postes évolue plus vite que les licences, et l'écart se voit dans les données de télémétrie que Microsoft collecte légitimement.
Un signalement. Ancien salarié, prestataire, concurrent. Microsoft dispose d'un canal de signalement, et il est utilisé.
Une anomalie de renouvellement. Un contrat qui expire sans être renouvelé alors que l'activité continue attire l'attention.
Un cycle programmé. Certains contrats prévoient une vérification périodique, tout simplement.
Comment ça se déroule
Trois formes, par ordre de gravité croissante.
L'auto-évaluation. Microsoft vous demande de déclarer votre parc. C'est la forme la plus courante et la plus souple : vous fournissez l'inventaire, un échange s'ensuit.
La vérification assistée par un partenaire mandaté, qui vous accompagne dans le recensement.
L'audit formel par un cabinet indépendant, avec des outils de découverte automatisés sur votre réseau. Il est prévu contractuellement et vous ne pouvez pas le refuser, seulement en négocier le calendrier.
Ce qui est examiné
Le principe est simple : on compare ce qui est installé et utilisé à ce qui est licencié. Concrètement :
- Les systèmes d'exploitation serveur, et le nombre de cœurs de chaque machine.
- Les licences d'accès client — CAL — rapportées au nombre d'utilisateurs ou d'appareils.
- Les CAL de services Bureau à distance, comptées séparément.
- Les instances SQL Server, leur édition et leur mode de licence.
- Les installations d'Office, par poste et par édition.
- Les environnements virtualisés, souvent la source des plus gros écarts.
Les quatre écarts les plus fréquents
1. Les CAL oubliées
De loin le premier. On achète la licence Windows Server en pensant être en règle, sans savoir que chaque utilisateur ou appareil qui s'y connecte demande une CAL supplémentaire. Notre article sur le décompte des CAL explique la règle en détail.
2. Les CAL RDS manquantes
Le piège dans le piège. Un utilisateur qui travaille en session sur un serveur consomme deux licences : une CAL Windows Server et une CAL RDS. Beaucoup d'entreprises n'ont acheté que la première.
3. Le décompte des cœurs
Windows Server et SQL Server se licencient par cœur physique, avec un minimum de seize par serveur. Un remplacement de machine par un modèle plus puissant augmente mécaniquement le besoin, et personne n'y pense au moment de l'achat du matériel.
4. La virtualisation et les clusters
L'écart le plus coûteux. Dans un cluster où les machines virtuelles migrent d'un hôte à l'autre, chaque hôte susceptible d'héberger l'instance doit être licencié — pas seulement celui qui l'exécute aujourd'hui. C'est la règle la plus méconnue, et la facture de régularisation qui en découle est la plus lourde.
Comment s'y préparer, avant de recevoir quoi que ce soit
Tenez un inventaire. Un tableau à jour listant serveurs, cœurs, machines virtuelles, utilisateurs, appareils, et les licences correspondantes. C'est fastidieux une fois, trivial à maintenir ensuite, et cela transforme un audit en formalité.
Conservez les preuves d'achat. Factures, clés, contrats. Une licence sans facture est considérée comme absente, même si elle est authentique et activée. C'est le point sur lequel les entreprises perdent le plus injustement.
Documentez la virtualisation. Quel hôte peut héberger quoi, et selon quelles règles de migration.
Faites un contrôle à blanc tous les deux ans. Comparez vous-même l'installé au licencié : découvrir un écart de votre propre initiative permet de le régulariser au tarif négocié, et non au tarif public.
Ce qui se passe en cas d'écart
La régularisation se fait au tarif public, sans les remises habituelles, et parfois avec effet rétroactif sur la période d'usage constatée. C'est ce qui rend l'exercice coûteux : ce n'est pas une amende, c'est l'achat au prix fort de ce qui aurait dû être acheté au prix normal.
D'où une règle de bon sens : sur les licences d'accès client, dont le coût unitaire est modeste, acheter un peu large est le calcul le plus prudent. C'est l'un des rares domaines où la marge de sécurité coûte moins cher que sa propre absence.
Si vous recevez un courrier
Ne l'ignorez pas — le silence fait basculer vers la procédure formelle. Ne répondez pas non plus dans l'urgence : vous pouvez négocier un délai raisonnable pour établir l'inventaire.
Faites-vous accompagner si le parc est conséquent. Un partenaire habitué à ces échanges connaît les règles de calcul et les zones d'interprétation, et cela se traduit directement en montant.
En résumé
- Un audit ne tombe pas au hasard : croissance, signalement, non-renouvellement.
- On compare l'installé au licencié, virtualisation comprise.
- Les CAL et les CAL RDS oubliées sont les écarts les plus fréquents.
- En cluster, chaque hôte pouvant héberger l'instance doit être licencié.
- La régularisation se fait au tarif public : mieux vaut un contrôle à blanc.
Nos licences Windows Server, SQL Server et CAL sont livrées avec facture. Un doute sur votre décompte ? Décrivez-nous votre configuration, nous établissons le calcul avec vous.
Prêt à acheter votre licence Microsoft ?
Livraison par email en 2 minutes — activation garantie
