Windows Server : combien de CAL vous faut-il exactement
C'est l'erreur de commande la plus fréquente en licence serveur, et elle se paie lors d'un audit. Voici comment compter vos CAL correctement.
Acheter Windows Server ne suffit pas à être en règle. La licence couvre le serveur ; chaque personne ou chaque appareil qui s'y connecte demande en plus une licence d'accès client, appelée CAL. C'est l'erreur de commande la plus fréquente, et elle ne se découvre souvent qu'au moment d'un audit Microsoft.
Ce que couvre la licence serveur
La licence Windows Server autorise l'installation et l'exécution du système sur une machine. Elle se calcule selon le nombre de cœurs du processeur, avec un minimum de seize cœurs par serveur.
Elle ne dit rien de qui a le droit de s'y connecter. C'est le rôle des CAL, et les deux sont indissociables.
Les deux types de CAL
La CAL utilisateur
Elle suit la personne. Une CAL utilisateur autorise un collaborateur à accéder au serveur depuis autant d'appareils qu'il veut — son poste fixe, son portable, son téléphone.
À privilégier quand vos collaborateurs travaillent sur plusieurs machines, en mobilité, ou en télétravail.
La CAL appareil
Elle suit le poste. Une CAL appareil autorise un ordinateur à accéder au serveur, quel que soit le nombre de personnes qui l'utilisent.
À privilégier pour du travail posté, où plusieurs équipes se relaient sur les mêmes machines — atelier, entrepôt, accueil, caisse.
Le choix entre les deux se joue sur un rapport simple entre postes et utilisateurs : nous le detaillons ici, avec des exemples.
Comment compter, concrètement
Posez-vous la question dans ce sens : ai-je plus de personnes que d'appareils, ou l'inverse ?
Un cabinet de dix personnes, chacune avec un portable et un téléphone accédant aux fichiers : dix CAL utilisateur. Compter en CAL appareil en demanderait vingt.
Un atelier avec cinq postes partagés par trois équipes, soit quinze personnes : cinq CAL appareil. Compter en CAL utilisateur en demanderait quinze.
Les deux types peuvent se combiner dans la même entreprise, et c'est souvent la solution la plus économique : CAL utilisateur pour les cadres mobiles, CAL appareil pour les postes partagés.
Le cas du Bureau à distance
C'est le piège dans le piège. Si vos utilisateurs se connectent au serveur par le Bureau à distance — en session, sur un serveur d'applications —, il faut en plus une CAL RDS, également en version utilisateur ou appareil.
Autrement dit, un utilisateur qui travaille en session sur un serveur consomme deux licences : une CAL Windows Server et une CAL RDS. Beaucoup d'entreprises ne découvrent cette règle qu'en régularisation.
Nous proposons les CAL Windows Server et CAL RDS pour les millésimes 2022 et 2025.
Qui n'a pas besoin de CAL
Quelques cas d'exception, utiles à connaître car ils évitent d'en acheter inutilement.
Les accès anonymes et externes à un site web hébergé sur le serveur. Un visiteur de votre site n'est pas un client au sens des licences.
Les administrateurs, dans la limite de deux comptes destinés à l'administration du serveur.
Les connexions entre serveurs, quand aucun utilisateur n'est derrière.
Ce que coûte l'erreur
Microsoft procède à des vérifications de conformité, généralement déclenchées par un changement d'échelle ou un signalement. Une régularisation se fait au tarif public, sans remise, et parfois avec effet rétroactif sur la période d'usage.
Le coût d'une CAL est sans commune mesure avec celui d'une régularisation. C'est un des rares cas où acheter un peu large est le calcul le plus prudent.
Standard ou Datacenter
Question voisine, autre logique. L'édition Standard autorise deux machines virtuelles, l'édition Datacenter un nombre illimité. Au-delà de quelques serveurs virtualisés sur le même matériel, Datacenter devient plus économique — le seuil se situe généralement autour de dix à douze machines virtuelles.
La comparaison complete des deux editions est dans Standard ou Datacenter.
Un exemple chiffré
Prenons une PME de dix-huit personnes. Douze travaillent sur leur propre ordinateur, souvent en télétravail. Six se relaient sur trois postes d'atelier. Un serveur héberge les fichiers partagés, et quatre commerciaux se connectent en Bureau à distance depuis l'extérieur.
Le décompte se fait ainsi :
- Une licence Windows Server pour le serveur, dimensionnée sur ses cœurs (seize au minimum).
- Douze CAL utilisateur pour les collaborateurs mobiles, qui accèdent depuis plusieurs appareils.
- Trois CAL appareil pour les postes d'atelier, partagés par six personnes.
- Quatre CAL RDS pour les commerciaux en Bureau à distance, en plus de leur CAL utilisateur.
Soit quinze CAL Windows Server et quatre CAL RDS. Compter tout le monde en CAL utilisateur en aurait demandé dix-huit, et oublier les CAL RDS aurait laissé quatre accès non couverts — l'omission la plus courante.
Et pour SQL Server ?
La logique est différente et mérite d'être connue si vous hébergez une base. SQL Server se licencie soit par cœur, sans CAL et sans limite d'utilisateurs, soit en serveur plus CAL, sur le modèle de Windows Server.
Le mode par cœur convient aux applications accessibles depuis l'extérieur ou au grand nombre d'utilisateurs. Le mode serveur plus CAL revient moins cher en dessous d'une trentaine d'utilisateurs identifiés. Nos licences SQL Server couvrent les éditions Standard et Enterprise, cette dernière étant établie sur devis car son tarif dépend de votre infrastructure.
Le licencement de SQL Server obeit a ses propres regles — Standard ou Enterprise, et par cœur ou par CAL.
En résumé
- Licence serveur et CAL sont deux achats distincts et obligatoires.
- CAL utilisateur si vous avez moins de personnes que d'appareils, CAL appareil dans le cas inverse.
- Le Bureau à distance exige une CAL RDS en supplément.
- Mélanger les deux types est souvent le plus économique.
Nos licences Windows Server, SQL Server et CAL sont livrées par email avec la documentation. En cas de doute sur votre décompte, écrivez-nous avec le nombre de personnes et de postes : nous établissons le calcul avec vous avant que vous ne commandiez.
Pour essayer avant d'acheter, Windows Server existe en évaluation gratuite de 180 jours : les images officielles sont ici, et notre guide explique comment la monter dans VirtualBox.
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