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Installer Windows Server dans VirtualBox

Microsoft fournit Windows Server en évaluation gratuite de 180 jours et VirtualBox ne coûte rien. La marche complète — avec les deux obstacles qui bloquent la moitié des tentatives avant même le premier écran.

InstantSoft
3 septembre 2026

Installer Windows Server dans VirtualBox est la façon la plus simple de l'essayer sans toucher à une vraie machine : Microsoft fournit une version d'évaluation gratuite de 180 jours, VirtualBox ne coûte rien, et l'ensemble tient sur un ordinateur ordinaire. Voici la marche complète — et les deux obstacles qui bloquent la moitié des tentatives avant même le premier écran.

Ce qu'il vous faut

  • Un processeur 64 bits avec la virtualisation activée. C'est le point de blocage numéro un, et nous y revenons juste en dessous.
  • 8 Go de mémoire sur la machine hôte, dont 4 iront à la machine virtuelle. Cela fonctionne avec 4 Go au total, mal.
  • 60 Go d'espace disque libre. Le minimum de Microsoft est 32 Go, mais un serveur qui se met à jour les remplit vite.
  • VirtualBox, gratuit, sur le site d'Oracle.

Obstacle n° 1 — la virtualisation désactivée dans le BIOS

Si VirtualBox refuse de démarrer la machine, affiche une erreur VT-x is not available ou ne propose aucun système 64 bits dans la liste, c'est presque toujours ça.

Redémarrez, entrez dans le BIOS — touche Suppr, F2 ou F10 selon la marque — et cherchez :

  • Intel VT-x ou Intel Virtualization Technology, souvent dans l'onglet Advanced ou CPU Configuration.
  • AMD-V ou SVM Mode sur les processeurs AMD.

Activez, enregistrez, redémarrez.

Obstacle n° 2 — Hyper-V accapare la virtualisation

Celui-ci est plus vicieux, parce qu'il ne produit pas d'erreur claire : la machine virtuelle démarre, mais elle est désespérément lente, ou plante au hasard.

La cause : sur Windows 10 et 11, plusieurs fonctions réservent la virtualisation pour elles et ne la partagent pas bien avec VirtualBox. Les coupables habituels :

  • Hyper-V lui-même
  • WSL 2, le sous-système Linux
  • La plateforme d'ordinateur virtuel
  • L'intégrité de la mémoire, dans Sécurité Windows → Sécurité de l'appareil

Désactivez-les dans Panneau de configuration → Programmes → Activer ou désactiver des fonctionnalités Windows, puis redémarrez. Si vous avez besoin de WSL, sachez que VirtualBox 7 fonctionne avec, mais nettement moins vite.

Étape 1 — Télécharger l'ISO d'évaluation

Microsoft distribue Windows Server en évaluation complète, gratuitement, sans clé : la version est identique à la version vendue et fonctionne 180 jours.

Les liens officiels sont sur notre page de téléchargement Windows Server :

  • Windows Server 2025 — 5,6 Go, Standard et Datacenter, 180 jours.
  • Windows Server 2022 — 4,7 Go, Standard et Datacenter, 180 jours.

Une remarque qui évite une mauvaise surprise : ces ISO sont en anglais. Le français s'ajoute après installation par un module de langue, dont le lien est sur la même page — et il n'existe que pour la version 2022.

Étape 2 — Créer la machine virtuelle

Dans VirtualBox, Nouvelle, puis :

  • Nom — ce que vous voulez ; VirtualBox devine le système au nom, laissez-le faire.
  • Type — Microsoft Windows. Version — Windows 2022 (64-bit), y compris pour installer 2025.
  • ISO — sélectionnez le fichier téléchargé. Décochez « installation automatique » : elle passe à côté des écrans qui comptent.
  • Mémoire — 4096 Mo. En dessous de 2048, l'expérience de bureau rame.
  • Processeurs — 2. Un seul suffit à démarrer, pas à travailler.
  • Disque — 60 Go, alloué dynamiquement : il n'occupera sur votre disque que ce qu'il utilise réellement.

Avant de démarrer, un réglage vaut le détour. Dans Configuration → Réseau, le mode NAT par défaut donne accès à internet mais rend la machine invisible depuis votre réseau. Si vous voulez y accéder depuis un autre poste — pour tester un partage ou un accès distant —, choisissez Accès par pont : la machine virtuelle recevra sa propre adresse sur votre réseau local.

Étape 3 — Installer

Démarrez la machine. Elle amorce sur l'ISO et affiche l'installateur de Windows.

« Press any key to boot from CD ». Cliquez dans la fenêtre et appuyez sur une touche dans les cinq secondes. Passé ce délai, l'écran reste noir : redémarrez la machine et recommencez.

Choix de l'édition. Quatre lignes apparaissent, et c'est l'écran le plus important de l'installation :

  • Standard (Desktop Experience) — avec l'interface graphique. C'est ce que vous voulez pour découvrir ou tester.
  • Standard seul — installation Core, en ligne de commande uniquement. Plus légère et plus sûre en production, déroutante pour apprendre.
  • Les deux mêmes en Datacenter.

Si vous hésitez, prenez Standard (Desktop Experience). Passer de Core à Desktop après coup n'est pas possible sur les versions récentes : il faut réinstaller.

Type d'installation — Personnalisée. « Mise à niveau » n'a rien à mettre à niveau sur un disque vide.

Disque — sélectionnez l'espace non alloué, Suivant. Windows crée ses partitions seul.

Comptez quinze à trente minutes, avec plusieurs redémarrages. À la fin, Windows demande le mot de passe du compte Administrateur. Il exige majuscules, minuscules, chiffres — et vous n'y reviendrez pas facilement.

Étape 4 — Installer les Additions invité

Sans elles, l'écran reste en basse résolution, la souris se comporte mal et le presse-papiers ne circule pas entre les deux systèmes.

Menu Périphériques → Insérer l'image CD des Additions invité. Dans la machine virtuelle, ouvrez l'explorateur, le lecteur CD, et lancez VBoxWindowsAdditions.exe. Redémarrez.

La résolution s'ajuste alors à la fenêtre, et le mode plein écran devient utilisable.

Étape 5 — Ce qui se passe au bout de 180 jours

L'évaluation expire. Le serveur commence à afficher des avertissements, puis redémarre tout seul toutes les heures. Les données ne sont pas perdues, mais le système devient inutilisable.

Deux issues.

Prolonger. L'évaluation se réarme cinq fois de suite, par tranches de 180 jours — soit près de trois ans au total. En invite de commandes administrateur :

slmgr /rearm

C'est prévu par Microsoft, et réservé à un usage d'évaluation.

Convertir en version sous licence. C'est le vrai intérêt de cette méthode : la machine que vous avez montée devient un serveur de production sans rien réinstaller. En invite de commandes administrateur :

DISM /online /Set-Edition:ServerStandard /ProductKey:VOTRE-CLE /AcceptEula

Remplacez ServerStandard par ServerDatacenter le cas échéant. Le serveur redémarre, et repart avec votre licence, vos rôles et vos données en place.

N'oubliez pas les CAL

C'est la règle la plus mal comprise du licencement Microsoft, et elle ne concerne pas la machine virtuelle mais l'usage réel.

La licence Windows Server autorise le serveur à fonctionner. Elle n'autorise personne à s'y connecter. Chaque utilisateur ou chaque poste qui accède au serveur a besoin d'une licence d'accès client — une CAL. Et l'accès en bureau à distance en demande une seconde, distincte.

Cela ne change rien à votre laboratoire VirtualBox, où vous êtes seul. Cela change tout le jour où le serveur passe en production. Nous expliquons le mécanisme en détail ici.

Les problèmes fréquents

Écran noir après « Press any key ». Le délai est passé. Redémarrez la machine et appuyez sur une touche plus tôt.

La machine virtuelle rame malgré 4 Go. Hyper-V ou l'intégrité de la mémoire sont encore actifs sur l'hôte. Voir l'obstacle n° 2.

Pas de réseau dans la machine. Vérifiez que la carte est activée dans Configuration → Réseau, et que le mode correspond à ce que vous voulez : NAT pour internet seulement, Accès par pont pour être visible sur le réseau local.

« Ce PC ne peut pas exécuter Windows Server ». La virtualisation est désactivée dans le BIOS, ou VirtualBox a créé une machine 32 bits — vérifiez que la version choisie porte bien la mention 64-bit.

En résumé

  • Activez la virtualisation dans le BIOS, et désactivez Hyper-V côté hôte.
  • L'ISO d'évaluation est gratuite, complète, 180 jours, en anglais.
  • 4 Go de mémoire, 2 processeurs, 60 Go de disque pour une machine confortable.
  • Standard (Desktop Experience) pour apprendre — Core ne se convertit pas après coup.
  • Additions invité après installation, sinon l'écran reste minuscule.
  • À l'expiration : slmgr /rearm pour prolonger, ou DISM /Set-Edition pour passer sous licence sans réinstaller.

Nos licences Windows Server sont livrées avant paiement : vous convertissez votre machine d'évaluation, vous vérifiez que tout fonctionne, et vous réglez ensuite.

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